Sunday, April 15, 2007

Yob

Elaborations Of Carbon

Tracklist

1. Universe Throb
2. All The Children Forgotten
3. Clear Seeing
4. Revolution
5. Pain Of I
6. Asleep In Samsara


13 février 2072
Journal de bord du commandant de l'ISV Kran :
Barge de transport interstellaire de Tarydium de la Liandri Cie.

Rapport 17N643

Déja 3 jours que mon vaisseau a décollé de la lune pour mon premier voyage en tant que commandant. Je commence enfin a m'habituer au faible ronronement des turbines, qui ont pour effet de me plonger peu a peu dans un lourd état de somnolence.
De faible crissement...
Le bruit des réacteurs que l'on essaye de relancer.
Le vaisseau ne semble pas réagir.

Et voila que le vaisseau est doucement attirer vers cette chose d'ou s'échappe une sorte de maelstrom sonique.


Et bien Yob, c'est ce son, une sorte de space doom...

Monday, December 18, 2006

Iron monkey

Our Problem

Tracklist

1. Bad year
2. Supagorgonizer
3. Boss Keloid
4. I.r.m.s.
5. House anxiety
6. 2 golden rules
7. 9 joint spiritual whip
13. Feedback


En 1994, à Nottingham, apparaît un groupe considéré par beaucoup comme la réponse british a la scène sludge louisianaise représenté par Eyehategod. Iron monkey se fait rapidement une petite réputation sur la scène locale, notamment grâce a des concerts très alcoolisés et très violents.

En 1997, après un premier album passé relativement inaperçu, ils signent chez Earache et sortent un nouvel album : Our problem.


Et bien, que dire de cet album…

Bordel, le son, le son est énorme, énorme je vous dis, et c’est bien ça qui les différencie d’Eyehategod, ici, on n’enregistre pas les pieds dans la boue dans une cabane au bord du mississipi mais plutôt a la cave d’un bar, dans les bas fond dégueulasse d’une des villes les plus mal famé d’angletterre.

Le résultat est une bouillie infâme, un vomi incessant de violence, c’est la galette que pose le gars trop bourré avant d’aller se fritter avec le premier mec qui passe. Les 6 premières tracks enchaînent sans aucun temps mort de pure riffs Sabbathien garantis sans colorants, ni conservateurs et qui vont être répétés, martelé jusqu'à l’épuisement. Ces riffs, les musiciens d’Iron monkey te les balancent a la gueule, porté notamment par un jeu de batterie phénoménal, Justin Greaves au meilleur de sa forme, et par des cris dégueulasse totalement inaudible, provenant des entrailles d’un John Paul sans doute bien raide…

Impossible de démêler les fils conducteurs de cet 1ere moitié de l’album tant cela forme une masse épaisse et homogène, mais bordel, on s’en fout, c’est trop bon, sa groove, sa dépote, rien a battre du reste.


Bon, vous l’avez compris, les 6 premières tracks son énorme, et bien, la suivante est encore meilleur. En effet, le tempo ralentis légèrement, les riffs deviennent plus stoner et on a soudain envie de s’allumer un bon gros join car oui, le titre de la chanson n’est pas anodin. Le groove lui, est toujours la, et on entre dans la torpeur caractérisant un état de défonce avancé. Puis soudain, on a le droit à un nouveau déchaînement de violence, on sort de notre torpeur pour apprécier un des meilleurs riffs de tous les temps, puis on repasse en mode stoner jusqu'à ce qu’une nouvelle foi, Justin se déchaîne. La fin du morceau est un peu inutile, mais bon, ça fait quand même 15 bonnes minutes de pure défonce.

Enfin, après un petit interlude de silence, arrive Feedback. Le tempo ralentis encore, John Paul se tait, et l’on prend pied dans un morceau carrément dronique. Plus aucun déchaînement de violence, on est épuisé, on ne peu plus bougé, on ne peut que se contenter de subir ce lent et répétitif martèlement…

Le meilleur album de sludge de tous les temps.

Monday, November 13, 2006

Electric Wizard

Dopethrone

Tracklist

1. Vinum Sabbathi
2. Funeralopolis
3. Weird Tales : Electric Frost, Golgotha, Altar Of Melektaus
4. Barbarian
5. I, The Witchfinder
6. The Hills Have Eyes
7. We Hate You
8. Dopethrone


Dès les premiers riffs de l’album, le constat est clair, le magicien électrique est plus pachydermique que jamais. Terminé le doom a la Black Sabbath de leur premier album, terminé les trips psychédéliques sous acides de Come my fanatics et de Supercoven, nous sommes ici devant un monolithe de stoner aussi lourd que gras.

Bien sur, ce n’est pas ce stoner à la Kyuss que l’on peut écouter tranquillement par une belle après midi d’été en se fumant un petit join, nan, c’est un stoner plein de haine, de souffrance et de crasse. Et ce ne sont les hurlements de Jus, perdus au milieu d’une production préhistorique mais parfaitement adapté au genre, qui viendront calmer le jeu car Dopethrone lui sert de défouloir pour vomir cette haine qui l’habite…


L’album commence donc sur un riff très stoner et crasseux, un hymne à la drogue de quelque 3 minutes, pas forcement d’un intérêt majeur, mais qui sert surtout d’introduction avant le premier gros morceau de cette galette. En effet, le riff d’introduction de Funerapolis est tout simplement énorme, le reste du morceau faisant honneur a ce riff dans un déluge de prophétie apocalyptique. On enchaîne ensuite avec le morceau le plus long, et sans doute le plus oppressant de l’album, qui nous plonge dans l’univers très sombre de Lovecraft et qui se termine carrément sur quelques minutes de drone. Malheureusement, ce titre s'étire un peu en longueur et les riffs qui le compose sont loin d'être les plus inspirés de l'album.

On quitte ensuite cet univers sombre, pour se retrouver dans un desert de roche, à suivre les traces du célèbre barbare. C’est moins sombre, plus dans l’esprit stoner, mais toujours aussi crade et torturé. Le morceau suivant est dans le même registre, en un peu moins bon quand meme, et se termine sur un interlude instrumental qui pourrait servir à s’en rouler un petit si il était moins court. En attendant, il est assez reposant, ce qui n’est pas plus mal vu la teneur de ce qui suit.

En effet, c’est un manifeste de haine qu’on se prend alors dans la gueule. C’est tout simplement jouissif, on a envie de se lever de son canapé, dans lequel on est resté vautré toute l’après midi, et d’aller exploser la tête au premier vieux que l’on croisera dans la rue a coup de barre de fer. Dopethrone se termine sur la chanson titre, un gros bad trip de 10 minutes, crasseux, puant, stagnant dans un nuage de fumée. La quintessence du genre, le trip ultime, qui vous plonge dans une torpeur hypnotique interminable et qui atteint des sommets dans une deuxième partie des plus stoner :

Rise
Rise
Rise
Rise

Smoke

Dopethrone
Dopethrone
Dopethrone

Dopethrone


Dopethrone n'est peut etre pas le meilleurs album du groupe mais est sans doute un des albums culte du genre, et quiconque s’intéresse un peu au stoner se doit de poser l’oreille sur cette galette. Bien sur, comme toute les drogues, elle demande un temps d’accoutumance, plus ou moins long en fonction de vos habitudes, mais vous ne serez pas déçu du voyage, car comme le dit si bien le sample qui ouvre cet album :

« When you get into one of these groups, there's only a couple ofways you can get out. One is death, the other, is mental institutions »