Monday, November 13, 2006

Electric Wizard

Dopethrone

Tracklist

1. Vinum Sabbathi
2. Funeralopolis
3. Weird Tales : Electric Frost, Golgotha, Altar Of Melektaus
4. Barbarian
5. I, The Witchfinder
6. The Hills Have Eyes
7. We Hate You
8. Dopethrone


Dès les premiers riffs de l’album, le constat est clair, le magicien électrique est plus pachydermique que jamais. Terminé le doom a la Black Sabbath de leur premier album, terminé les trips psychédéliques sous acides de Come my fanatics et de Supercoven, nous sommes ici devant un monolithe de stoner aussi lourd que gras.

Bien sur, ce n’est pas ce stoner à la Kyuss que l’on peut écouter tranquillement par une belle après midi d’été en se fumant un petit join, nan, c’est un stoner plein de haine, de souffrance et de crasse. Et ce ne sont les hurlements de Jus, perdus au milieu d’une production préhistorique mais parfaitement adapté au genre, qui viendront calmer le jeu car Dopethrone lui sert de défouloir pour vomir cette haine qui l’habite…


L’album commence donc sur un riff très stoner et crasseux, un hymne à la drogue de quelque 3 minutes, pas forcement d’un intérêt majeur, mais qui sert surtout d’introduction avant le premier gros morceau de cette galette. En effet, le riff d’introduction de Funerapolis est tout simplement énorme, le reste du morceau faisant honneur a ce riff dans un déluge de prophétie apocalyptique. On enchaîne ensuite avec le morceau le plus long, et sans doute le plus oppressant de l’album, qui nous plonge dans l’univers très sombre de Lovecraft et qui se termine carrément sur quelques minutes de drone. Malheureusement, ce titre s'étire un peu en longueur et les riffs qui le compose sont loin d'être les plus inspirés de l'album.

On quitte ensuite cet univers sombre, pour se retrouver dans un desert de roche, à suivre les traces du célèbre barbare. C’est moins sombre, plus dans l’esprit stoner, mais toujours aussi crade et torturé. Le morceau suivant est dans le même registre, en un peu moins bon quand meme, et se termine sur un interlude instrumental qui pourrait servir à s’en rouler un petit si il était moins court. En attendant, il est assez reposant, ce qui n’est pas plus mal vu la teneur de ce qui suit.

En effet, c’est un manifeste de haine qu’on se prend alors dans la gueule. C’est tout simplement jouissif, on a envie de se lever de son canapé, dans lequel on est resté vautré toute l’après midi, et d’aller exploser la tête au premier vieux que l’on croisera dans la rue a coup de barre de fer. Dopethrone se termine sur la chanson titre, un gros bad trip de 10 minutes, crasseux, puant, stagnant dans un nuage de fumée. La quintessence du genre, le trip ultime, qui vous plonge dans une torpeur hypnotique interminable et qui atteint des sommets dans une deuxième partie des plus stoner :

Rise
Rise
Rise
Rise

Smoke

Dopethrone
Dopethrone
Dopethrone

Dopethrone


Dopethrone n'est peut etre pas le meilleurs album du groupe mais est sans doute un des albums culte du genre, et quiconque s’intéresse un peu au stoner se doit de poser l’oreille sur cette galette. Bien sur, comme toute les drogues, elle demande un temps d’accoutumance, plus ou moins long en fonction de vos habitudes, mais vous ne serez pas déçu du voyage, car comme le dit si bien le sample qui ouvre cet album :

« When you get into one of these groups, there's only a couple ofways you can get out. One is death, the other, is mental institutions »

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